Tout au long de la Ve République, le football a pris une importance considérable, au point de devenir un outil politique majeur. Dans l’espoir d’accroître leur popularité, les présidents ont souvent tenté de lier leur destin national aux exploits de l’équipe de France. Cet exercice n’est pas sans risque : si Jacques Chirac a été réélu dans un fauteuil quelques années après la première victoire des Bleus lors de la Coupe du monde 1998, Nicolas Sarkozy ne peut pas en dire autant lorsqu’en 2010, l’équipe de Raymond Domenech se déchire devant les caméras en Afrique du Sud.